Rencontre dédicace avec l’auteur Tang Loaëc et délibération du « prix du jeune Mousquetaire »
Jeudi 15 mai, la Médiathèque Jean-Claude Pertuzé et Info jeunes a accueilli pour la première fois la délibération du « prix jeune Mousquetaire du premier roman » de 14h à 16h. Les élèves bénévoles de terminale et de seconde du lycée Maréchal Lannes et les internes du collège Saint-Joseph ont pris part à l’événement.
Cinq livres étaient en compétition : « Faïel et les histoires du monde » de Paolo BELLOMO, « Le gars qui allait quelque part » de Michel BEZBAKH, « Eureka dans la nuit » de Anne-Sophie KALBFLEISH, « Les Enfants maigres » de Tang LOAËC et « Le plus beau village de France » de Ivan PÉAULT. Le lauréat sera connu ce soir à Nogaro à 18h30.
Cette délibération est organisée et encadrée depuis 10 ans par la documentaliste du lycée Maréchal Lannes Mylène Jouet.
A 18h, une rencontre dédicace avec Tang Loaëc, primo auteur dans le cadre des rencontres littéraires de Nogaro, s’est tenue à la médiathèque Jean-Claude Pertuzé. En présence de quelques habitants, les élèves du lycée Maréchal Lannes ont mené une interview directe durant une heure avec l’auteur du roman « Les enfants maigres ». Les questions des élèves ont porté essentiellement sur l’histoire des enfants volés en Chine puis vendus.
Ces vols d’enfants sont un fléau qui touche majoritairement les petites villes chinoises. Dans ces petites villes, le crime organisé est parfois en collusion avec des autorités locales qui fermeraient les yeux sur cette pratique en échange de privilèges. Une entreprise de corruption qui prospère silencieusement en Chine.
Malgré la mobilisation des familles des enfants volés dans les grandes villes, le phénomène ne faiblit point. Ces familles se mobilisent avec les photos de leurs enfants dans les lieux très fréquentés. Elles nourrissent chaque fois l’espoir de trouver quelqu’un qui pourrait reconnaître leurs enfants et les aider à le retrouver. Le paradoxe est que les photos présentent des enfants volés qui ont entretemps grandi et cela complique la reconnaissance.
Cette pratique se déroule dans les petites villes (souvent de 1 000. 000 d’habitants) car elles n’ont pas l’avantage des villes comme Pékin où à chaque coin et recoin se trouve une caméra. Enlever quelqu’un s’avère donc être une entreprise impossible au risque de se faire arrêter dans les minutes par la police chinoise.
En Chine, les enfants volés parfois à l’âge de six ans, une fois devenus adolescents, sont employés dans certaines usines du pays. Quelques-uns parviennent à mener des recherches pour retrouver leurs familles une fois sortis de l’adolescence. En effet, ce sont les familles qui les ont achetés qui finissent par leur dire la vérité et commence en ce moment la recherche des parents biologiques.
Cette rencontre a été un moment très chaleureux partagé avec les élèves, leurs enseignants et le public extrascolaire.
Tang Loaëc fait partie du « prix jeune Mousquetaire du premier roman ». L’événement a été organisé en partenariat avec la médiathèque départementale du Gers, le lycée Maréchal Lannes.











