Informations pratiques

Dormir, se restaurer : consulter les établissements accueillant les Pèlerins sur le Guide du Marcheur 2020 de l’Office de Tourisme Gascogne Lomagne, ci-dessous.

  • Le trajet entre Lectoure et Condom est une expérience impressionniste avec un glissement progressif des ambiances de Lomagne à celles de la Ténarèze. La Lomagne aux petits plateaux délimités par de courtes falaises calcaires, ourlées de chênes va peu à peu, laisser place à d’amples ondulations. Il relie deux cathédrales et passe par la collégiale médiévale de la Romieu.

Documentation

Etre inscrit à l'UNESCO ? Mais pour quoi faire ?

Le sentier de Lectoure à Condom est inscrit sur la Liste du patrimoine mondial dans le cadre du bien culturel « Chemins de Saint-Jacques de Compostelle en France ».

  • Parce que le patrimoine est l’héritage du passé dont nous profitons aujourd’hui et que nous transmettons aux générations à venir, l’UNESCO s’attache à identifier  et encourage à préserver le patrimoine de l’Humanité auquel elle reconnaît une valeur universelle exceptionnelle.
  • Nous sommes tous les acteurs et les gardiens du patrimoine commun de l’Humanité. L’UNESCO accompagne les collectivités dans leur plan de préservation des patrimoines naturel et culturel. La participation active des populations est encouragée et des chantiers de préservation du patrimoine mondial sont régulièrement organisés à travers le monde, pour sensibiliser sur la richesse de cet héritage universel.
  • A Lectoure, nous avons l’opportunité d’être situé sur un patrimoine reconnu comme patrimoine mondial : le tronçon de la Via Podiensis, chemin du Puy-en-Velay vers Saint Jacques-de-Compostelle qui s’étend de Lectoure à Condom (35km) est inscrit dans le cadre du bien en série.

Sur les quatrs chemins de Compostelle en France, seul celui du Puy en Velay (732km) a des tronçons classés à l’UNESCO au titre de Bien matériel « Chemin de Saint Jacques de Compostelle en France ».  Le sentier Lectoure -Condom (35km) est un des 7 tronçons classés du chemin du Puy en Velay.

Le plan de gestion du bien “Chemins de Saint Jacques de Compostelle”
Pour maintenir l’inscription du bien « les Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France » sur la Liste du patrimoine mondial, il faut une gestion globale du bien, afin d’être à même de l’administrer sous une forme locale, régionale et nationale. Le plan de gestion est l’outil indispensable à la préservation et à la mise en valeur du bien. Il définit les orientations générales qui permettent de définir les règles de gestion au niveau local. Lors de la tenue du premier comité interrégional le 19 janvier 2015, le préfet de la région Occitanie, coordonnateur du bien interrégional, a défini les objectifs à atteindre :
– enrichir la connaissance scientifique du bien culturel et veiller à la diffusion des connaissances ;
– assurer les meilleures conditions de conservation de chacune des composantes ;
– garantir un très haut niveau de qualité en ce qui concerne l’accueil, l’accessibilité et la valorisation de chaque composante ;
– favoriser la mise en réseau du bien, son rayonnement culturel et évaluer l’impact socio-économique de son développement.
Le plan de gestion d’un bien culturel en série se conçoit à deux échelons. Un plan global de gestion prenant en compte le bien dans son ensemble et s’assurant de sa cohérence et des plans de gestion locaux construits à partir d’une trame commune. Dans le cadre de l’étude “Chemins faisons” sur la définition du plan de gestion du tronçon Lectoure – Condom, un atelier de co-construction pour échanger sur les grands enjeux paysagers et patrimoniaux s’est tenu le jeudi 2 avril à La Romieu. La matinée était consacrée à une présentation du diagnostic du tronçon et à un travail d’élaboration collective des Objectifs de Qualité Paysagère. L’après-midi a permis de poursuivre et affiner les échanges du matin en les confrontant à la réalité du terrain. Les élus de Lectoure ont souhaité remercier Mr le Maire de La Romieu Thierry CAMBOURNAC et son équipe pour leur accueil.

  • Lectoure est une halte sur la Via Podiensis, l’itinéraire pédestre et culturel du Puy-en-Velay qui conduit à Saint-Jacques de Compostelle. C’est en 1998 que l’UNESCO a inscrit le bien culturel « Chemins de Saint-Jacques de Compostelle en France » sur la Liste du patrimoine mondial. Une sélection de 71 édifices et de 7 sections de sentier évoquent et illustrent les conditions matérielles et spirituelles du pèlerinage et des routes empruntées par les pèlerins.


Une valeur universelle exceptionnelle

Tout au long du Moyen Age, Saint-Jacques de Compostelle fut une destination majeure pour d’innombrables pèlerins de toute l’Europe. Pour atteindre l’Espagne, les pèlerins traversaient la France. Quatre voies symboliques, partant de Paris, de Vézelay, du Puy et d’Arles et menant à la traversée des Pyrénées résument les itinéraires innombrables empruntés par les voyageurs. Églises de pèlerinage ou simples sanctuaires, hôpitaux, ponts, croix de chemin jalonnent ces voies et témoignent des aspects spirituels et matériels du pèlerinage. Exercice spirituel et manifestation de la foi, le pèlerinage a aussi touché le monde profane en jouant un rôle décisif dans la naissance et la circulation des idées et des arts.

Lectoure, ville millénaire

La ville de Lectoure, ancienne cité gallo-romaine et résidence des Comtes d’Armagnac,  bénéficie d’une histoire extrêmement riche. Elle offre aux randonneurs un patrimoine exceptionnel et de magnifiques monuments qui lui ont valu le titre de « Ville d’Art ».

La cathédrale Saint Gervais, l’ancien palais épiscopal, l’hôpital-ancien château des Comtes d’Armagnac, les Hôtels particuliers de la rue nationale, la fontaine Diane ou l’ancienne Tannerie royale, sont autant de trésors que la ville laisse découvrir aux pèlerins en route vers Saint-Jacques-de-Compostelle.

Répondre aux critères de l’UNESCO : déclaration de valeur universelle exceptionnelle

  • L’évolution des critères :

Entre les premières demandes des collectivités de classement à l’UNESCO et aujourd’hui, les critères se sont renforcés. D’un cahier de charge de quelques pages, il en fait aujourd’hui plus de mille, pour prétendre à cette reconnaissance de bien patrimonial mondial. Le respect de ce cahier des charges est la condition à la pérennisation du titre, et garantie la crédibilité de l’inscription du bien au patrimoine mondial, lui reconnaissant une valeur universelle exceptionnelle.

  • Le plan de gestion :

Un plan de gestion est ainsi établi. La commune, la communauté de communes, la sous-préfecture, l’architecte du bâtiment de Franc, la DRIAL, le Conseil Départemental et les associations de randonneurs y sont impliqués. Ce cabinet d’étude évalue le respect des critères et met au besoin des actions en place (identification au sol, changement des itinéraires urbains, déplacement des points noirs esthétiques paysagers…), aboutissant à la rédaction d’un document, qui va se joindre aux autres plans de Gestion des différentes collectivités pour leur biens respectifs en France.

Cet ensemble forme un cahier des charges, qui est ensuite soumis à l’UNESCO. Le prochain sera soumis à l’UNESCO en 2022. Le conseil d’expertise de l’UNESCO étudie alors la conformité des cahiers des charges qui leur sont soumis aux critères culturels et naturels établis. Après validation, le bien est reconnu de nouveau, pour une durée de validité de 6 ans environs.

  • Une responsabilité morale et pratique

Les collectivités sont les principaux acteurs de cet héritage. Cette valeur universelle exceptionnelle engage leur responsabilité, morale et pratique. Ce classement au patrimoine mondial répond à de nombreux enjeux : de développement économique – ce bien agit sur un ensemble territorial qu’il irrigue économiquement et touristiquement -, de transmission de l’héritage naturel et culturel, de Bien Vivre et de Bien-être, de préservation… Il est l’occasion de raconter la portée mondiale de la valeur que revêt le territoire.

Atout fort du territoire, il a dès ses débuts une vocation européenne, s’inscrivant dans la reconnaissance du Conseil de l’Europe en 1987 lui attribuant la mention d’itinéraire culturel européen.

  • Différents partenaires

Différents outils sont construits pour élaborer le plan de gestion. L’ACIR en a elle-même mis en place différents outils (outils diagnostics, échanges, ingénierie…) Ces outils ont été élaborés sur une trame commune, au sein de l’Association des Biens Français du patrimoine mondial dont l’ACIR est la tête référente pour les Chemins de Saint Jacques de Compostelle. La Mairie est adhérente à l’association ACIR, « Agence des chemins de Compostelle ». Elle cotise ainsi 350€ annuellement.

Une convention a d’autre part été élaborée avec l’Etat, permettant à ce dernier d’avoir un interlocuteur direct qu’est le préfet d’Occitanie, désigné pour être cet interlocuteur et suivre les sites classés sur tout le territoire national.

L’UNESCO et la Paix

  • L’UNESCO reconnaît les territoires culturels et naturels exceptionnels comme patrimoines mondiaux afin répondre à sa vocation pacificatrice. En effet, l’UNESCO, dans sa volonté de pacifier les échanges dans le monde, a considéré que science, culture et éducation était les clés pour encourager des relations de paix entre les états.
  • Lorsqu’un bien est classé au patrimoine mondial, cela renforce sa valeur touristique. Encourager le tourisme permet ainsi la découverte des cultures étrangères. C’est aussi le lieu de défendre une identité culturelle, mais aussi la dimension matérielle, comme immatérielle d’un bien. De cette façon, on retrouve aussi bien des sentiers, des monuments que des traditions, des formes artistiques reconnues et protégés au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Vidéos

Entretien réalisée par l’ABFPM en collaboration avec la Mission Val de Loire, d’Olivier POISSON, ancien conservateur général du patrimoine au Ministère de la Culture.

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